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Crédits photos Chloé Giraud

ATTENTION

Chacun de nous a la liberté de fermer les yeux : cette fermeture ne saurait être une solution, mais elle peut nous apprendre que, d'habitude, nous les tenons ouverts sans nous apercevoir que c'est là un acte.
(La Guerre des Images in Quelques guerres de Bernard Noël)

A la suite d'un stage intitulé "le théâtre ou la vie" dirigé par Jeanne Candel et Lionel Gonzalez, Arnaud Troalic a découvert une approche différente de l'acte théâtral. Faire théâtre en partant d'une oeuvre non théâtrale. Inventer l'action d'un récit narratif en partant de sa propre langue, en improvisation. C'est le travail mené avec ATTENTION à partir de la lecture du Cerveau disponible, de Bernard Noël, un essai qui ne comporte pas de narration propre.

Pour écrire cette fiction, Arnaud s'inspire de plusieurs des textes de Bernard Noël : Le syndrome de Gramsci, Le monologue du nous, Le château de cène, La castration mentale, La guerre des images, La privation de sens. Cette fiction rassemble quelques obsessions comme la perte invisible de nos libertés, la servitude volontaire toujours plus grande créée par l'ingurgitation des multiples flux d'images et d'informations.

Le point de départ de cette fiction : André Toujours, analyste chez Interstat, travaillant au développement de l'intelligence artificielle, a une mission : comprendre et agir sur les mécanismes du cerveau. Au cours de ses recherches, il se retrouve face à un cas de conscience : que faisons-nous de nos cerveaux ? La consommation quotidienne de flux audiovisuels diminue notre activité cérébrale et opère une castration mentale. Il crée un "vaccin" et engage alors une lutte pour parer à la dégénérescence de l'espèce humaine.

Les lieux de représentation peuvent être très divers, d'un espace théâtral classique à tout autre endroit imaginable. La forme et la souplesse de ce monologue permettent de s'adapter à de multiples contextes et situations de jeu avec le public.

L'intervention et le travail d'un vidéaste sur le projet lui donnent une forme hybride qui permet d'exploiter de nouveaux terrains de jeu.

 

L'image est le bourreau délicat qui crève les yeux mentaux sans crever les yeux physiques. C'est que les décervelés sont désormais beaucoup plus rentables que les cadavres parce qu'ils sont serviles et excellents consommateurs.
(Le rapport visuel in La castration mentale de Bernard Noël).

 

Mise en scène
Chloé Giraud et Arnaud Troalic
Avec
Arnaud Troalic
Collaboration artistique
Anne-Sophie Pauchet
Collaboration scénographique
Sabine Meier
Les dates