J-6 L’écriture et le théâtre : Sagan, l’humour, la naïveté, la tristesse
En 1964, année de la première parution de Toxique, Françoise Sagan convoque la télévision. Le journaliste semble vouloir l’interviewer sur ses futures publications. Ce n’est pas le choix de Sagan.
Toxique, de Françoise Sagan
Mise en scène Anne-Sophie Pauchet
Du 14 au 17 février 2012 à 20H
Théâtre des Bains-Douches
22, rue Louis Lo Basso-Le Havre
02 35 47 63 09 – communication@theatrebainsdouches.fr
J-7 : La une de l’Aurore du 15 avril 1957
Toxique, de Françoise Sagan
Mise en scène Anne-Sophie Pauchet
Du 14 au 17 février 2012 à 20H
Théâtre des Bains-Douches
22, rue Louis Lo Basso-Le Havre
02 35 47 63 09 – communication@theatrebainsdouches.fr
J-8 : « J’écris pour savoir la suite »
Toxique, de Françoise Sagan
Mise en scène Anne-Sophie Pauchet
Du 14 au 17 février 2012 à 20H
Théâtre des Bains-Douches
22, rue Louis Lo Basso-Le Havre
02 35 47 63 09 – communication@theatrebainsdouches.fr
Un nouveau tour de Ronde !
Après « Là-haut la lune », de Emmanuel Darley, la Compagnie Akté revient au Petit Théâtre, au Havre, pour une nouvelle lecture dans le cadre de La Ronde des Auteurs : Contes d’enfants réels de Suzanne Lebeau.
Toxique
Intention
A l’occasion de la réédition deToxique, j’ai découvert une écriture concise, drôle et intelligente. Le journal de la cure de désintoxication d’une jeune femme de vingt-trois ans. Mais surtout, et c’est ce qui m’intéresse avant tout en portant ce texte à la scène, un regard de femme artiste sur l’acte créatif et la littérature : « Mais il me semble que désormais mes seuls rapports heureux avec moi-même, en dehors des autres êtres et des quelques moments d’exaltation ou de bien-être physique que la nature me procure, ne pourront être que littéraires. »
J’ai tout de suite « entendu » et « vu » ce texte en le lisant et je suis convaincue de la pertinence de le porter à la scène. L’oeuvre est d’une grande force poétique tout en restant accessible et drôle. La force dramatique de l’écriture de Sagan est déjà là en filigrane. Dans son art de la description des personnages qui l’entourent, de ceux qui lui manquent et d’elle-même, elle développe une écriture étonnamment théâtrale dans ce journal.
La mise en voix de ce texte me paraît à la lecture évidente, tout comme bien sûr la volonté de ne pas « jouer » Françoise Sagan. Il ne s’agira pas d’un spectacle biographique, mais d’une variation sur les thèmes du manque, des dépendances, de la création, et de la place de l’artiste : « Je m’épie. Je suis une bête qui épie une autre bête au fond de moi. »
Court texte « coup de poing », ce journal surprend et interroge en ce qu’il est tout à fait éloigné de ce que l’on connaît de « la petite musique » de Sagan. Ce qui frappe également à la lecture de ce texte, et sur quoi nous allons travailler, est le rapport à la solitude et au temps auquel est confronté l’auteur : « J’avais seize ans. J’ai eu seize ans. Je n’aurai plus seize ans, moi qui me sens la jeunesse même. Je n’ai pas vieilli en fait, Je n’ai renoncé à rien. » Elle décrit aussi avec une rare justesse les sensations qui accompagnent la situation d’isolement que procurent la maladie et le milieu hospitalier.
La comédienne qui dira le texte sera accompagnée par une jeune musicienne et chanteuse de vingt ans qui, par son âge, sa présence, et son acte d’artiste musicienne sur scène en direct donnera un écho particulier au texte. Sorte de double agissant, elle mettra en relief et en perspective la parole de Sagan. Là encore il ne sera pas question par la présence de cette jeune musicienne de « figurer » Sagan.
Ce qui m’intéresse dans le fait de porter ce texte à la scène de cette façon, c’est aussi d’évoquer le destin de toutes ces femmes artistes qui ont brûlé leurs vies, qui ont entretenu un rapport viscéral à la création. S’interroger sur cette force de vie qui émane d’elles en même temps qu’une force de destruction, et sur la fascination que cela inspire. Une vie vouée à l’art, quoi qu’il en coûte. Une question qui traverse des générations d’artistes et qui construit des mythes : live fast, love hard, die young.
Anne-Sophie Pauchet
Dates
Création 2012, spectacle disponible en tournée
Du 14 au 17 février 2012 : Théâtre des Bains Douches-Le Havre
21 février 2012 : Juliobona-Lillebonne
16 mars 2012 : Théâtre Le Passage-Fécamp
Avril-Mai 2012 (dates à définir) : Trianon Transatlantique-Sotteville Les Rouen
Distribution
Mise en scène : Anne-Sophie Pauchet
Avec : Valérie Diome, Juliette Richards
Collaboration Artistique : Arnaud Troalic
Scénographie : Pascale Mandonnet
Création lumière : Philippe Ferbourg
Régie générale : Grégoire Lerat
Mentions Légales
Avec le soutien du Théâtre des Bains-Douches / Le Havre
Crédits photos : BBflirt-Roger Legrand











